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Remise en couleur

La restauration récente a rendu vie au décor peint d’origine, d’après les traces de couleurs retrouvées par endroits : ébrasements de baies, clefs de voûtes.

La remise en couleurs d’un décor ancien peut surprendre nos yeux contemporains accoutumés aux pierres nues là où, du temple grec aux cathédrales, on sait cependant que les édifices étaient peints. Cette restitution s’appuie sur des restes de polychromie qui ont permis d’identifier l’emplacement des différentes couleurs, les pigments utilisés (grâce aux analyses chimiques sur prélèvements) et les motifs : le faux appareillage encore existant par endroit révélait les écarts entre les lignes et l’épaisseur des tracés. La volonté de redonner vie au lieu en l’exploitant a également pesé dans le choix de refaire les enduits, afin de protéger des murs en meulière qui s’abimaient particulièrement au niveau des joints.

Le motif de traits blancs entre deux liserés rouges peint sur l’enduit mural est dit de « faux appareillage » : ce trompe-l’œil permet de donner l’illusion de joints de pierre. Son emploi est fréquent dans la peinture murale gothique.

Les teintes chaudes utilisées, du jaune au rouge foncé, font ressortir les reliefs des clefs et nervures des voûtes, de même que les éléments sur lesquels elles retombent : colonnettes engagées dans le chœur et culots sculptés de motifs végétaux dans la nef. La simplicité de ces peintures correspond à la rusticité d’une commanderie templière en campagne.