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Shin Sung-Hy au carré

Du 30 novembre 2011 au 26 février 2012, la Commanderie des Templiers accueille les œuvres de l’artiste coréen, dans une exposition rétrospective où le format carré rend hommage aux deux dernières périodes de création de l’artiste que sont la couture et le nouage.

Shin Sung-Hy 1948-2009

En 2009, la Communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines a souhaité s’engager aux côtés de Shin Sung-Hy dans l’élaboration d’un projet d’exposition ; l’intention partagée étant de mettre en lumière l’oeuvre de cet artiste international.

Né à Séoul, il a résidé et travaillé pendant 30 ans à Saint-Quentin-en-Yvelines, d’abord à Trappes à partir des années 1980 puis à la Commanderie des Templiers de la Villedieu à Élancourt jusqu’en octobre 2009.

Après la disparition brutale de Shin Sung-Hy, cette exposition prend aujourd’hui un caractère rétrospectif et s’est construite avec son fils, Tchely Shin, qui continue à promouvoir l’oeuvre de son père.

L’oeuvre de Shin Sung-Hy a toujours été rythmée par une évolution technique qui va du collage au nouage en passant par la couture. Ces systèmes d’assemblage suivent un processus de destruction préalable de la matière picturale qui va de la déchirure, au laniérage en passant par le patronage. Cette succession d’expérimentations techniques sont comme des couches qui se superposent les unes aux autres pour former des strates géologiques de sédimentation dans lesquelles nous nous proposons d’effectuer une sorte de coupe transversale.

Ainsi, à travers cette exposition à la Commanderie des Templiers de la Villedieu, nous avons voulu mettre en valeur un leitmotiv, l’obsession d’un format que l’on retrouve à travers ces 2 dernières périodes que sont la couture et le nouage : le format carré.

Depuis le décès prématuré de l’artiste, de nombreuses questions sur son travail se posent. Cette exposition, « Shin Sung-Hy au carré » qui réunit uniquement des toiles carrées, tente de montrer une vision transversale qui, loin d’apporter une réponse absolue, donne à la beauté de son oeuvre un nouveau point de vue.

Mes toiles sont peintes pour être déchirées.
L’acte de déchirer est une mise en question de l’art contemporain ;
celui de plier et nouer est ma réponse.
Pour l’espace, j’abandonne la surface plane en croyant que l’on doit s’abandonner pour renaître.
Peindre consiste donc d’abord à me rappeler ce à quoi je dois renoncer.
Je me fais une joie en souhaitant que mes chers objets vivront plus longtemps que moi,
dans les demeures où est gravé mon nom.

Shin Sung-Hy