KASHINK

Image25Au cours des dernières années, KASHINK expose lors du festival "RUE" au Grand Palais et participe plusieurs fois au festival de graffiti "Kosmopolite" à Bagnolet. Elle effectue une fresque rue de la Banque pour soutenir la cause des mal logés, expose ses toiles à Paris à la galerie l'Art de Rien et dans des lieux alternatifs (Les Frigos, le Théâtre de Verre, Le Lépoard, etc.).

KASHINK expose également Londres dans le cadre du festival Ladyfest. Elle est aussi sollicitée pour décorer le bar mexicain "La Lucha Libre" à Paris, où au sous-sol un ring est installé pour les catcheurs débutants ou confirmés, et où elle a une exposition permanente.  En 2009, elle est invitée en Espagne et en Autriche pour participer à des festivals de graffiti et participe à la Première Nuit du Street Art, place St Sulpice à Paris, où elle expose ses dernières oeuvres et réalise une performance de graffiti sur des toiles destinées à la vente chez ArtCurial.

KASHINK participe ensuite à l'exposition collective StreetHeart organisée en partenariat avec le Tokyo Art Club (Palais de Tokyo), qui donnera lieu à une vente aux enchères en avril 2010 au profit d’Haïti.Ses projets se sont développés : des parutions dans les magazines "Vivre Paris", "Respect Magazine« , « Pop Corn » et « Rendez-Vous »ainsi qu'un portrait sur le site "Canal Street" présentent son travail. Elle participe à des expositions collectives : des sérigraphies en juin à la galerie Voskel, en juillet à la galerie La Friche.

Des produits dérivés de ses oeuvres, en série limitée, sont vendus au Musée Maillol à Paris, durant l’exposition consacrée aux vanités « C’est la vie ! ». Son premier solo show, "Mascalaveras", à la galerie All Over à Lyon, en septembre 2010, mêlant installations et toiles, a été un véritable succès et lui vaut la recon-naissance de critiques d’art contemporain. Elle effectue aussi des fresques pour la défense des droits des handicapés (« Défi’stival ») et pour la boutique Emmaüs au centre d’art contemporain le « 104 ». Le WIP de La Villette lui propose en octobre de réaliser une fresque pour le festival « Re-belles », au cours duquel elle participe à un débat à propos des femmes dans le graffiti, en compagnie d’autres artistes féminines ; elle donne une interview à Radio Nova.  Pour 2011, ses projets sont déjà nombreux : un nouveau solo show à la galerie La Grille en Suisse, et deux expositions collectives dans les galeries Ligne 13 et Voskel à Paris.

En savoir plus : http://www.myspace.com/kashink

EXTRAIT D’UNE INTERVIEW POUR VITOSTREET (AOÛT 2009) :

Comment définirais-tu ton style ?

Je peins majoritairement des personnages. Mon style est assez graphique, je travaille beaucoup en à-plat. J’aime bien le côté brut des à-plats de couleur qui se découpent. J’ai pas mal utilisé le thème du tryptique pour mes persos mais je le fais moins, maintenant j’essaie de faire des pièces assez grandes.

Certaines de tes peintures me font penser à la Russie (poupées russes), d’autres au Mexique (dia de los Muertos) , Quelles sont tes influences ?
J’ai des origines slaves et hispaniques, les deux cultures comptent beaucoup pour moi, et j’ai développé un style qui se rapproche assez de l’”artisanat” de ces régions. Dans les deux cas, ce sont toujours des formes assez graphiques et dessinées qui sont utilisées. C’est vrai que mes personnages ressemblent souvent à des catcheurs mexicains, les références au folklore mexicain en général sont bien présentes dans mes peintures. C’est une culture que j’affectionne particulièrement depuis très longtemps, bien avant de me mettre au graff. J’ai plutôt un background rock’n'roll, je voulais être tatoueuse quand j’étais plus jeune, et les “calaveras” (têtes de mort) typiques du jour des morts au Mexique me plaisaient beaucoup. Représenter la mort avec plein de couleurs va complètement à l’opposée de notre vision “européenne”, où la mort est vraiment un sujet tabou. J’ai pas mal voyagé en Amérique Latine, dont au Mexique. En fait j’ai commencé à peindre il ya longtemps après avoir vu des portraits de Frida Kahlo, qui est ma toute première influence.

Tu sembles « fascinée » par les visages pourquoi ?

Je peignais déjà des portraits avant de me mettre au graffiti, c’est un sujet qui m’a toujours beaucoup plu. Je pense que les visages sont fascinants, c’est là biensûr que se concentrent toutes les émotions, c’est par le visage qu’on communique en premier avec les autres, mais il peut aussi être trompeur, d’où la thématique des masques que j’aborde souvent aussi. Pour moi les visages sont très mystérieux: tout en étant la première chose que l’on voit chez l’autre, ils ne définissent évidemment pas les personnes, et suscitent les uns chez les autres toujours autant de curiosité alors qu’on en croise des milliers dans sa vie. Ce qui m’intéresse, c’est d’imaginer quels sont ces visages que je peins, ce qu’ils ont vécu, ce qui les a fait devenir ce qu’ils sont, leurs ambitions, quels sont ces masques qu’ils portent et pourquoi.

Quels sont les artistes qui t’inspirent et ceux avec qui tu aimerais peindre?

Les artistes qui m’inspirent sont nombreux, en terme de portraits évidemment Frida Kahlo! Je pourrais citer plein de peintres connus comme Basquiat, Barcelo, Miro et Kandinsky, mais ce qui m’influence vraiment c’est l’artisanat. J’adore m’intéresser aux symboles, aux techniques et aux motifs, comment ça s’est transmis de génération en génération, les couleurs typiques de la région, etc. Je pense que quelque part le graffiti est aussi une forme d’artisanat, avec ses techniques particulières, ses traditions et son organisation parfois digne des Compagnons du devoir! En ce qui concerne les artistes avec qui j’aimerais peindre, j’ai déjà eu la chance de peindre avec pas mal de ceux que j’admire mais si je devais taper bien haut je dirais Os Gemeos.


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