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Paysage[s]

Première étape d'une année de résidence collective et territoriale, cette exposition présente trois esthétiques de la peinture de paysage d'aujourd'hui. Conversation entre traces du temps, captation d'images et paysages intérieurs. Du 8 octobre au 23 novembre 2014.

SofiA Beneteau

« L’univers urbain est une constante dans mon travail artistique. J’aborde à présent ce thème par l’observation de traces qui proviennent de l’usure ou de l’apparition de micro-organismes dans la ville. La trace est le signe visible du mouvement, elle apporte un questionnement sur le temps et sur le geste, sur l’acte et le vestige. Ma recherche se nourrie de la mise en relation entre l’éphémère et le pérenne, l’ombre et la lumière, le visible et l’invisible.
Entre 2005 et 2012, mes peintures plongeaient les spectateurs dans des paysages urbains en déconstruction. Depuis 2013, mes créations abordent les mouvements organiques, la capacité de la nature à reprendre un espace créé par l’Homme. Mon travail photographique rentre en résonnance avec mes productions graphiques pour faire naître des paysages jusqu’à créer une nouvelle réalité. » SofiA Beneteau

Thomas Chivallier

« L’étroite relation entre point de vue et instant m’intéresse. L’aspect intemporel du terme paysage côtoie la fugacité du regard qui le rend possible, le «temps» du paysage est constamment remis en question.
J’entreprends des images basées sur des schémas classiques, où le jeu des formes axe un rapport de force entre plein et vide. Ces confrontations plastiques ne révèlent  pas un regard mélancolique sur le monde,  mais posent en évidence une idée de fracture. Alors inspiré par le romantisme des mythes populaires, et le flot d’images que produit notre société, j’essaie au travers de mes pièces de traduire un état de tension qui pose un drame ironique comme filtre à notre paysage. » Thomas Chivallier

Alexandra Fontaine

« Si le paysage constitue un thème de prédilection dans le travail pictural d’Alexandra Fontaine, l’approche qu’elle en a présente une réelle singularité.[…]
Les paysages d’Alexandra Fontaine sont avant tout intérieurs. Ils reflètent, dans des formes plus proches de l’abstraction que de la figuration, les états émotionnels du sujet qui peint. En cela, ils s’inscrivent dans un imaginaire qui essaie de restituer des visions intérieures. Enigmatiques, fantomatiques, ils puisent autant dans la mémoire que dans l’inconscient de l’artiste. Ils ouvrent l’espace du dedans. On y entre en silence. On les écoute nous parler sans proférer le moindre son. Comme en communion avec eux. » Alain Helissen

Vernissage de l'exposition Paysage [s]