Gérard Bignolais

Gérard Bignolais met en scène le corps humain le corps humain engagé dans le réel du quotidien. Il reprend une tradition ancienne, pratiquée par Rodin, la pratique du l'empreinte sur modèle vivant. Opposant l'idéalisation classique du corps à la beauté intime, réaliste de ses modèles, l'artiste s'engage, exposant des corps ordinaires voire mutilés dans des lieux chargés d'histoires.

C'est la relation du modèle et de l'artiste, affectée par l'expérience risquée de la prise d'empreinte dans son atelier d'Antony, que Bignolais va chercher à représenter. De cet apport de l'intime vécu, au cours de l'estampage, il utilise différentes terres, il marque sur l'épiderme l'histoire intériorisée, il préserve les traces de son travail, pour soumettre à l'aventure de la représentation artistique le corps vivant, désirant, souffrant, aimant.

 La rencontre de deux amis, Hervé Petit- Gérard Bignolais est un événement aux valeurs humaines, artistiques, sans complaisance, se référant au CORPS, à une rencontre avec le modèle, identifié par son prénom, lui conférant une proximité familière. Hervé Petit emprunte à la Renaissance italienne ses ressources picturales, Gérard Bignolais se réfère aux sculpteurs, céramistes du début du 20ème pour Carriès : chacun est là, pour créer.

Pour lui-même, avec ou sans dérision, à sa manière profane, l'humain se confronte, s'observe, son destin face à lui, pour un échange vital qu'il a de se reconnaître.

 Des corps nus sculptés ou peints s'observent, dialoguent. Echanges sur un univers de confrontation qui fait cheminer le spectateur dans un parcours qui attire, interroge, surprend et renvoie chacun à sa propre image. »

Michel Couëslan, (2008)


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