Articles

Pourquoi la lave ?

Lors de ma participation au symposium de sculpture sur la lave de Besse en Chandesse en 1991, j’ai découvert pour la première fois la lave de Volvic et le paysage de montagne formé par les anciens volcans d’Auvergne qui me rappellent mon archipel lointain de l’Extrême-Orient, le Japon, qui est lui aussi un pays volcanique. Ce contexte inattendu a brusquement déclenché des souvenirs lointains ravivés deux ans plus tard, en 1993, lors de mon retour par le transsibérien, vers mon pays natal quitté vingt-sept ans plus tôt. Depuis, à quelques exceptions prés, je continue de travailler avec cette mystérieuse pierre noire. Je grave ma mémoire comme cette pierre, porteuse de la marque du temps. La vie est comme le voyage. C’est pourquoi mes œuvres ont pour thème le voyage dans les paysages visibles et invisibles qui me traversent. »

Yukichi Inoué, 2005

« Le travail de la pierre en taille directe met Yukichi Inoué à l’écoute de la vie interne du matériau. Il aborde son bloc comme un bâtisseur d’architecture dont la sculpture partage la densité et la solidité dans les volumes évocateurs d’édifices, temples, abris, édicules qui sont la fusion des deux cultures, Française et Japonaise. Ses œuvres représentent un défi à l’espace par leur plénitude et les poussées intérieures de la matière éveillée dans son intimité. En 1999, lors du symposium de la sculpture sur la lave de Besse en Chandesse , Inoué découvre la lave de Volvic dans un paysage volcanique, lui rappelant son archipel. Une  pierre noire, austère, marquée par l’empreinte du temps. Sa maîtrise technique est stimulée par une dimension spirituelle qui traverse ses œuvres enracinées dans la thématique du voyage. Paysages visibles et invisibles, ses sculptures aspirent au dialogue avec la nature. »

Lydia Harambourg