Accueil > Le lieu > Historique > Les dernières décennies du XXe siècle

Les dernières décennies du XXe siècle

Sauvetage d’un site, reconnaissance d’un patrimoine

Protection du site 

Bâtiments en ruine © CG78.ADY.fonds EPA_SQY-D.RBâtiments en ruine © CG78.ADY.fonds EPA_SQY-D.REn 1963, c’est un ensemble délabré que rachète un promoteur. Alors que la région parisienne s’urbanise, dont les alentours de la gare de La Verrière avec l’ensemble Verrière-Maurepas de J. Riboud, le but est de réaliser une opération immobilière sur le domaine. Émus par l’état de la Commanderie, des acteurs et habitants locaux fondent une association de défense du site. Après quelques années à l’abandon, il est racheté par l’Établissement public d'aménagement de Saint-Quentin-en- Yvelines (EPA) au début des années 1970, puis réhabilité. Des travaux de restauration ont lieu entre 1971 et 1978. Ils relèvent des bâtiments éventrés et redonnent vie à la chapelle qui retrouve une allure plus conforme à sa fonction initiale.

1971-1978 : une campagne de restauration d’envergure

Le chantier est conduit sous l’égide de M. Delaunay, architecte des bâtiments de France, par l’architecte Bonnefoy. Des mesures d’urgence sont d’abord prises pour  le bâtiment des Gardes et la chapelle, dont la toiture est partiellement arrachée. Après réfection du toit en tuiles, les fenêtres sont rouvertes et pourvues de nouveaux vitraux. Dans ceux du chœur sont alors intégrés des médaillons du XIIIème siècle provenant d’une autre Commanderie détruite (Sainte-Vaubourg, Seine Maritime). L’enduit au mortier de chaux qui recouvrait les parois intérieures, très abîmé, n’est pas conservé. Pour des raisons notamment d’acoustique, le choix est fait de laisser les murs en meulière nus. Les bâtiments de Bièvres et de Chevreuse, ainsi rebaptisés par l'EPA, sont ensuite réhabilités par des travaux conséquents, de l’ordre de la reconstruction pour certaines parties.



Un haut lieu de la vie socioculturelle locale

L’EPA installe entre 1974 et 1985 dans AP22 001redimentionneeExposition dans le Bâtiment des Gardes © CG78.ADY.fonds EPA_SQY-D.Rle bâtiment des Gardes un Centre d’information sur la ville nouvelle qui sort alors de terre. Il unit parallèlement ses efforts à ceux de la Direction Régionale des Affaires Culturelles pour doter le site d'un centre culturel (1981-1998). Un comité de pilotage sous la tutelle des deux institutions gère l’attribution d’ateliers d’artistes dans le bâtiment de Chevreuse. Certains y résident aujourd’hui encore. Espace de création, la Villedieu accueille également des concerts, des séminaires et des expositions. Le site est alors animé par une dynamique associative forte.