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Le XIXème siècle

L’industrialisation de l’agriculture bouleverse la physionomie du site.

L’industrialisation : innovation technique et transformation du paysage

Comme dans plusieurs La ferme de la Villedieu © collection Musée de la villeLa ferme de la Villedieu © collection Musée de la villeexploitations du plateau, une distillerie de betterave est installée sur le site vers 1860. Elle entraîne la construction d’une haute cheminée de briques près de l’entrée de la cour, sur le flanc du bâtiment des Gardes. Cette culture est particulièrement avantageuse : on vend l’alcool ou le sucre extrait et avec la pulpe on nourrit les bœufs. Les techniques se perfectionnant, l’augmentation des rendements nécessite plus de volumes de stockage : on  construit des annexes ! En 1900, la ferme de la Villedieu est la plus importante d’Élancourt.

La vie de la ferme

Chevet de la chapelle © Collection Musée de la villeChevet de la chapelle © Collection Musée de la villeAu plus fort de son rayonnement, le domaine emploie à plein temps une quinzaine de personne. On compte douze ouvriers agricoles, logés à demeure, une femme de chambre et une cuisinière. Des personnels journaliers sont parfois engagés pour prêter main forte.Les activités agricoles évoluent au fil des changements de cultivateurs. Dans les années 1930, la ferme est exploitée par la famille Bardoux, dont l’activité principale est la culture maraîchère . Après 1936, la famille De Groote s’y installe et développe l’élevage et la production de lait. Le bâtiment dit aujourd'hui de Chevreuse accueille alors notamment l’étable, l’écurie et la bergerie. Le site est exploité jusqu’au départ de son dernier occupant en 1963.

Quand la chapelle devint grange à foin

La chapelle est transformée chapelle-grange-couleurElancourt - La Villedieu © collection Musée de la villeen grange après la Révolution française, alors que le bâtiment perd définitivement sa fonction religieuse initiale. Les réalités quotidiennes passent avant le sentiment patrimonial ! Le portail occidental est condamné pour permettre d’adosser les clapiers au mur de façade. L’espace entre les contreforts latéraux et au niveau du chevet est utilisé pour installer des poulaillers ou stocker des fagots. Les hautes fenêtres ogivales sont murées et une ouverture latérale est percée pour faciliter l’accès des charrettes (seconde travée de la façade sud). Un plancher est installé dans le bâtiment à hauteur de la base des baies. C’est dans cet état de délabrement que l’édifice se voit inscrit au titre des Monuments Historiques en 1926.